La communication gouvernementale a occupé une place centrale lors du récent Conseil des ministres, au cours duquel la Première Ministre, cheffe du Gouvernement, a rappelé l’impératif d’une parole publique coordonnée, solidaire et responsable au sein de l’Exécutif.
Dans la continuité du message du Président de la République sur l’état de la Nation, la cheffe du Gouvernement a souligné que toute déclaration émanant d’un membre du Gouvernement engage la République et influence directement la perception de l’action publique, tant au niveau national qu’international.
Elle a exprimé son regret face à la persistance de prises de position publiques jugées contreproductives sur des sujets sensibles. Selon elle, ces divergences exposées dans l’espace médiatique fragilisent l’action gouvernementale et nuisent à la cohérence du message officiel.
« Nous avons le devoir de faire bloc derrière le Président de la République, Chef de l’État. Les divergences doivent être traitées par le dialogue interne, dans l’intérêt supérieur du pays », a-t-elle déclaré devant les membres du Gouvernement.
Cet appel intervient dans un contexte où la communication politique joue un rôle stratégique dans la gouvernance, à un moment charnière de l’histoire du pays.
Dans cette optique, la Première Ministre a instruit le ministère de la Communication et Médias, avec l’appui de la Primature, de renforcer l’encadrement de la communication gouvernementale. Elle a exhorté les ministres et leurs services de communication à adopter une utilisation responsable, mesurée et professionnelle des outils de communication, afin d’éviter toute polémique susceptible de détourner l’attention des priorités nationales.
Elle a également insisté sur la nécessité de privilégier la collégialité, la solidarité et la complémentarité dans les relations interinstitutionnelles, rappelant que la communication est le prolongement direct de l’action gouvernementale.
Au-delà de ce recadrage, la cheffe du Gouvernement a souligné que la cohérence du discours gouvernemental est essentielle à la réussite des grandes réformes en cours, notamment la réforme fiscale prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026.
L’instauration d’un discours unifié est perçue comme un levier stratégique pour rassurer les citoyens, les opérateurs économiques et les partenaires internationaux sur la capacité de l’État à conduire des transformations structurelles majeures.
Pour plusieurs observateurs, cet appel traduit une volonté de resserrer les rangs autour d’une stratégie de communication mieux maîtrisée, à même de renforcer la crédibilité de l’action publique et la confiance de l’opinion.
À travers cette intervention, le Gouvernement réaffirme que la communication n’est pas un simple exercice médiatique, mais un outil stratégique de gouvernance, au service de la stabilité institutionnelle et de l’efficacité des politiques publiques.
Heri Budjo Joël



