La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, a été condamnée ce jeudi à 12 mois de servitude pénale avec sursis pendant 24 mois par le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, à Kinshasa.
Elle a été reconnue coupable d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC): torture, extorsion, violation de consignes. Le ministère public avait, dans son réquisitoire, requis 14 mois de servitude pénale contre l’artiste.
Grâce au sursis, Rebo Tchulo reste en liberté sous condition, elle ne va pas immédiatement en prison. Le sursis de 24 mois signifie qu’elle bénéficie d’une période de probation de 2 ans.
Le tribunal a également levé l’interdiction de quitter le territoire national qui lui avait été imposée par le parquet militaire, lui permettant ainsi de recouvrer sa liberté de mouvement et de poursuivre ses activités artistiques, selon son avocat, Me Kabengela Ilunga Jean-Marie.
Sur le volet civil, la chanteuse n’a pas été condamnée à verser les 250 000 dollars américains réclamés par la partie civile au titre des dommages et intérêts. La cour a plutôt mis à la charge de l’État congolais le paiement de 20 000 dollars américains de dommages et intérêts.
L’affaire avait suscité une vive attention après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un jeune homme identifié comme Platini Sadisa subir des violences infligées par des militaires au domicile de l’artiste. Rebo Tchulo était poursuivie dans ce dossier aux côtés de plusieurs militaires.
La Rédaction



