En République Démocratique du Congo, les établissements scolaires ne sont désormais plus autorisés à exclure une élève en raison de sa grossesse. C’est le cœur de la directive publiée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, qui proscrit formellement toute sanction, discrimination ou expulsion visant les filles enceintes inscrites à l’école.
Pendant des années, les grossesses précoces ont forcé des milliers de jeunes filles à quitter les bancs de l’école, sous la pression sociale ou en raison de décisions administratives injustes. Cette nouvelle mesure marque une rupture importante avec ce passé et s’inscrit dans le cadre des engagements nationaux et internationaux de la RDC en faveur d’une éducation inclusive, du droit à l’instruction pour toutes, et de la lutte contre les inégalités de genre.

« Rien ne justifie aujourd’hui l’exclusion d’une fille enceinte du système éducatif dès lors qu’elle manifeste la volonté de poursuivre ses études », insiste le ministère dans son communiqué officiel.
Dorénavant, les écoles congolaises ont l’obligation d’assurer le maintien des élèves enceintes, sans aucune condition restrictive ni traitement discriminatoire. Toute forme de stigmatisation, d’humiliation ou d’exclusion sera considérée comme une violation grave de la politique éducative nationale.
Concrètement, cela implique la mise en place d’un accompagnement bienveillant, d’un soutien psychopédagogique adapté et d’un environnement scolaire protecteur, afin de garantir à ces jeunes filles le droit fondamental de poursuivre leur apprentissage.
Cette mesure a été saluée par plusieurs organisations œuvrant pour les droits des femmes et des enfants, qui y voient une avancée significative dans la réduction des inégalités éducatives. Elle ouvre la voie à un avenir plus équitable pour de nombreuses jeunes filles confrontées à une maternité précoce.
Alors que la RDC continue de relever des défis majeurs en matière d’accès à l’éducation notamment pour les filles en zones rurales ou en contexte de conflit cette directive représente un pas crucial vers une école véritablement inclusive, respectueuse des droits et des aspirations de toutes et tous.
Heri Budjo Joël
