Catherine Nzuzi wa Mbombo est décédée ce mercredi à Kinshasa. Née en 1944 à Tshumbe, dans la province du Sankuru, elle fut une personnalité marquante de la vie politique congolaise, particulièrement sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko.
Femme politique et femme d’affaires, elle s’est imposée comme l’une des rares femmes à occuper des postes de haut niveau dans l’appareil d’État. Sa carrière témoigne de son influence et de son rôle dans la gouvernance du pays.
Elle a été vice-gouverneure puis gouverneure de Kinshasa, avant de diriger le Kongo Central, alors appelé Bas-Zaïre. Ces fonctions lui ont permis de s’affirmer comme une administratrice de premier plan.
Catherine Nzuzi wa Mbombo a également marqué l’histoire du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), parti unique sous Mobutu, dont elle fut une membre influente et même présidente. Cette position renforçait son poids politique au sein du régime.
Son parcours l’a conduite jusqu’au gouvernement central, où elle a exercé diverses responsabilités ministérielles. Elle a ainsi contribué à la définition et à la mise en œuvre des politiques publiques de l’époque.
À l’échelle locale, elle a aussi été bourgmestre de la commune de la Gombe, l’un des quartiers les plus stratégiques de Kinshasa. Ce rôle lui a permis de rester proche des réalités quotidiennes de la capitale.
La disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo marque la fin d’un chapitre de l’histoire politique congolaise. Figure emblématique du régime Mobutu, elle laisse derrière elle l’image d’une femme de pouvoir et d’influence, dont le parcours demeure lié aux grandes mutations de la RDC.
Jonas Mukonkole


