En s’en prenant publiquement à l’honorable Furaha Uma Daniel, l’Assemblée provinciale de l’Ituri semble, hélas, signer un aveu : celui d’avoir été confrontée à des vérités dérangeantes, mises en lumière par un élu dont la rigueur institutionnelle et la probité ne sont plus à démontrer.
Il est fallacieux de prétendre qu’un parlementaire aguerri, deux fois éprouvé par l’exercice du contrôle parlementaire et de la légistique, « ignore » le fonctionnement d’une institution politique. La réalité est tout autre : c’est la méconnaissance manifeste de certaines règles par l’Assemblée provinciale qui s’expose ici, en confondant critique fondée et allégeance imaginaire.
Les Ituriens s’en souviennent : en 2017, alors que les députés provinciaux peinaient à percevoir leurs émoluments, c’est l’honorable Furaha Uma Daniel qui, par une question écrite adressée au ministre des Finances, a obtenu l’épuration des arriérés et la régularisation des paiements dus à l’organe délibérant de l’Ituri. Cet acte de bravoure institutionnelle fut reconnu noir sur blanc par le Bureau de l’Assemblée, à travers une lettre officielle. Les archives parlent ; l’amnésie, elle, ne gouverne pas.
Dès lors, qualifier d’« ignorance » la vigilance d’un élu revient à travestir les faits : la fermeté républicaine dérange, parce qu’elle exige des comptes. La démocratie provinciale ne se nourrit ni d’accusations gratuites ni de procès d’intention, mais de textes, de preuves et de responsabilités assumées.
A l’actuel président de l’Assemblée provinciale, un conseil s’impose : ouvrez les dossiers de vos prédécesseurs, plutôt que d’ouvrir des fronts inutiles. L’Ituri attend de ses institutions de la hauteur, de la mémoire et de la constance. L’honorable Furaha Uma Daniel, lui, a déjà montré la voie : celle du droit, du service public et de la redevabilité.
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