Fidèle à son style provocateur, Donald Trump a profité de la tribune des Nations Unies, ce mardi 23 septembre 2025, pour livrer un discours mêlant autosatisfaction et critiques virulentes à l’encontre de l’organisation onusienne. Le président américain a affirmé avoir mis fin à sept guerres», citant notamment le conflit meurtrier entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.
Très critique envers l’ONU, Trump lui reproche de ne pas l’avoir soutenu dans ses efforts diplomatiques.
« Les armes ont ébranlé la paix. J’ai mis fin à sept guerres à seulement sept mois, mais l’ONU ne m’a pas aidé », a-t-il lancé, dénonçant une organisation mondiale inefficace ».
Ce discours, aux allures de règlement de comptes, s’inscrit dans une stratégie bien rodée : se positionner comme l’homme des solutions unilatérales face à une institution qu’il juge lente et dépassée. Rappelons qu’il avait déjà suspendu la contribution financière des États-Unis, qui représentait près de 22 % du budget de l’ONU.
L’Afrique centrale au cœur du discours
Trump s’est également attribué le rôle de médiateur entre Kinshasa et Kigali, se présentant comme celui qui aurait rapproché la RDC et le Rwanda. Une affirmation accueillie avec scepticisme, alors que les tensions restent vives entre les deux pays.
Bien qu’un accord de principe ait été signé, la situation demeure explosive dans l’Est de la RDC, où les rebelles du M23 accusés par Kinshasa d’être soutenus par Kigali poursuivent leur offensive dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le paradoxe Trump
Cette intervention illustre une fois de plus le paradoxe Trump : celui d’un dirigeant qui se proclame «sauveur de la paix », tout en étant critiqué pour ses prises de position controversées et son soutien à des acteurs accusés de violations graves. A Gaza, par exemple, son appui indéfectible à Israël est perçu par une partie de la communauté internationale comme une complicité dans les violences contre les Palestiniens.
Trump s’est aussi vanté d’avoir apaisé des tensions en Asie et au Moyen-Orient, notamment entre l’Inde et le Pakistan, ou encore entre Israël et l’Iran. Des affirmations contestées, voire démenties, par les gouvernements concernés. L’Inde, notamment, a catégoriquement rejeté toute implication américaine dans la gestion de son différend avec le Pakistan.
D’autres dossiers que Trump prétend avoir réglés restent sans issue. Le conflit autour du barrage de la Renaissance, opposant l’Éthiopie à l’Égypte, demeure irrésolu. De même, il a affirmé avoir empêché une invasion serbe du Kosovo une déclaration immédiatement démentie par Belgrade, qui nie avoir jamais envisagé une telle offensive.
Rédaction
