L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) confirme que la mort de plusieurs hippopotames retrouvés dans la rivière Semuliki, dans la zone du Parc national des Virunga, est due au charbon bactéridien, également appelé anthrax.
Cette confirmation fait suite aux analyses réalisées par les vétérinaires de Virunga Doctors et les équipes de l’ICCN. Dans un communiqué publié le 29 septembre 2026 à Ishango, l’Institut annonce la mise en œuvre d’un protocole de riposte pour contenir la situation.
Face au risque de transmission à l’être humain, l’ICCN demande aux populations riveraines de ne pas toucher, déplacer, découper, enterrer ou brûler les carcasses. La consommation, l’achat, la vente ou le transport de viande provenant d’animaux morts ou malades sont également déconseillés.
Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent être tenus à distance des carcasses, tandis que toute nouvelle mortalité inhabituelle doit être rapidement signalée aux autorités, aux services vétérinaires ou aux agents de l’ICCN.
L’Institut rappelle que l’anthrax peut se transmettre à l’être humain par contact avec un animal infecté ou par la consommation de sa viande. Toute personne présentant des symptômes après une exposition à un animal malade ou mort est invitée à consulter rapidement une structure de santé.
L’ICCN appelle la population au calme et à la vigilance, tout en assurant poursuivre le suivi de la situation avec ses partenaires.
Denis Munguriek




