La rentrée scolaire s’annonce particulièrement difficile pour de nombreux enfants vivant sur les sites de déplacés de la CECA 20 à Mambasa. En raison du manque de moyens financiers, plusieurs familles n’ont pas pu envoyer leurs enfants à l’école cette année.
Dans une interview accordée à la presse locale le jeudi 2 octobre, Balthazar Mandolu, président du site de déplacés, a exprimé son inquiétude face à cette situation alarmante. « Nous voyons des mamans et leurs enfants qui restent à la maison parce qu’ils n’ont pas les moyens d’envoyer les enfants à l’école. C’est vraiment déplorable », a-t-il déclaré.
Il souligne que si la gratuité de l’enseignement est effective au niveau primaire, elle ne s’applique pas aux autres cycles. Conséquence : de nombreux jeunes, notamment ceux du secondaire, sont exclus du système éducatif.
« Nous vivons difficilement, nous nous débrouillons pour subvenir à nos besoins. Nous avons des difficultés à prendre en charge nos enfants. Lors des rassemblements scolaires, on identifie facilement nos enfants : la pauvreté se lit à l’œil nu. Je demande à l’État d’aider nos enfants », a ajouté M. Mandolu.
Face à cette réalité, la société civile et les responsables des sites de déplacés appellent les autorités provinciales ainsi que les partenaires éducatifs et humanitaires à intervenir de toute urgence pour garantir l’accès à l’éducation à ces enfants.
« Nous lançons un appel urgent. Si rien n’est fait, c’est toute une génération qui risque de rester sans formation », a-t-il insisté.
En Ituri, les conflits armés ont déjà privé des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation. Cette rentrée scolaire met une fois de plus en lumière les défis majeurs auxquels sont confrontées les familles déplacées.
Eugène Laro




