Dans la chefferie de Babilababombi, située dans le territoire de Mambasa, à l’est de la République démocratique du Congo, la population vit dans une profonde inquiétude. Des combattants identifiés comme appartenant au groupe Wazalendo sont accusés de multiples abus à l’encontre des civils.
Selon la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), une organisation locale de défense des droits humains, ces combattants imposent des paiements aux habitants pour circuler librement. Chaque personne serait contrainte de verser :
– 2 000 francs congolais par jour pour emprunter les routes,
– 20 000 francs congolais par mois à titre de contribution obligatoire.
Ces frais sont exigés même des agriculteurs souhaitant simplement accéder à leurs champs.
Rams Malikidogo, membre de la CRDH, affirme que les Wazalendo ont érigé des barrières sur les routes depuis plus d’un an, entravant ainsi la mobilité des cultivateurs.
« C’est catastrophique. Les gens n’ont plus accès à leurs terres. Certains quittent la région sans espoir de retour », déplore-t-il.
Face à cette situation, la CRDH appelle les autorités congolaises à intervenir sans délai pour mettre fin à ces pratiques. Malikidogo insiste :
« Ces combattants doivent être pris en charge par l’État. Ils ne doivent pas continuer à faire souffrir une population déjà meurtrie par les violences des ADF. »
La tension reste vive dans cette partie du territoire de Mambasa, où les habitants attendent une réponse rapide du gouvernement afin de retrouver la paix et la liberté de mouvement.
Eugène Laro



