Deux drames distincts ont endeuillé le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, entre le jeudi 25 et le samedi 27 décembre 2025. Les faits se sont produits respectivement dans les chefferies de Panduru et de Mokambo, suscitant l’indignation de la société civile locale.
Dans le groupement Ngote, village Pabong’ Droo (chefferie de Panduru), un jeune homme d’une vingtaine d’années, marié et père d’un enfant, a été retrouvé sans vie dans sa chambre, le vendredi 26 décembre aux environs de 19h, en l’absence de son épouse.
« Un corps sans vie d’un certain Chombe, âgé de plus de vingt ans, a été retrouvé dans sa chambre à coucher avec le drap au cou. De retour d’un marché local, c’est sa femme qui a découvert le corps de son mari », a rapporté Awinyo Fenge Fenge, responsable de la Société du Congo (SOCICO) basée à Ngote.
Une enquête a été ouverte par les services de sécurité dès le lendemain matin, samedi 27 décembre. Toutefois, aucune information officielle n’a encore été communiquée sur les circonstances exactes du décès.
La population locale, sous le choc, s’interroge. « Un drap de lit serré au cou ne peut amener à la pendaison d’un homme normal », affirment certains habitants, qui soupçonnent une cause extérieure.
Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 décembre, un meurtre a été signalé à Kalingwa, un camp de pêche du groupement Apala, en chefferie des Mokambo. La victime, Yanijo Stella, une pêcheuse d’une cinquantaine d’années, mère de cinq enfants et originaire du groupement Urii (chefferie des Anghal), a été tuée à coups de machette.
Selon des sources sécuritaires contactées par visibilitemediapro.cd, le mobile du crime serait un conflit conjugal persistant. « Elle a été assassinée à coups de machette autour de 20 heures locales suite à un conflit conjugal persistant », précisent-elles.
La société civile locale, par la voix de son sous-coordonnateur Grégoire Thumitho, condamne fermement cet acte. « Nous condamnons cet acte avec une très grande fermeté. Comme les présumés sont déjà arrêtés et déférés devant la justice, que la justice les punisse conformément aux textes légaux et qu’on ne leur tolère rien. Pour nous, ce n’est pas seulement une présomption, parce qu’on a retrouvé le trousseau de clés de la maman décédée dans leur poche. C’est une preuve palpable. Ils sont de vrais assassins », a-t-il déclaré.
Les suspects ont été transférés à l’auditorat militaire de Mahagi pour que les responsabilités soient établies. Le corps de la victime a été rapatrié dans sa famille biologique pour les funérailles.
Jean Maurice Udaga




