Une vive tension a secoué le village de Jupavor, situé dans le groupement Pajulu, chefferie des Wagungu, le lundi 10 novembre 2025. À l’origine de cette agitation : la mort subite d’un jeune homme, survenue trois jours seulement après son mariage religieux.
Selon monsieur Ukelo Ung’eyowun Lambert, chef d’antenne de la société civile du groupement Pajulu, « le défunt, récemment marié à une femme originaire du village de Pakulo Vurkaki, serait décédé brusquement sans qu’aucune cause apparente de maladie ne soit identifiée. Ce décès inattendu a provoqué la colère et la confusion au sein de la communauté locale, entraînant une montée de tension entre les familles et les habitants des deux villages », a-t-il déclaré.
Intervention policière meurtrière
Alertées par la situation, les forces de l’ordre ont été dépêchées sur place pour tenter de rétablir le calme. Mais selon plusieurs témoins, un policier aurait ouvert le feu sur la foule, blessant cinq personnes. Deux d’entre elles sont mortes sur le champ, tandis que les trois autres ont été évacuées en urgence vers des structures sanitaires pour y recevoir des soins.
Dégâts matériels et appel au calme
Outre les pertes en vies humaines, des dégâts matériels ont été enregistrés, bien que leur ampleur exacte reste à déterminer.
Face à cette tragédie, la société civile locale appelle à l’apaisement. « Nous appelons la population au calme et à faire confiance à la justice pour faire toute la lumière sur cette tragédie », a fait savoir le chef d’antenne de la société civile de Pajulu, joint par la rédaction de visibilitemedirpro.cd.
Les autorités locales, de leur côté, annoncent l’ouverture d’une enquête afin d’élucider les circonstances du décès du jeune marié ainsi que celles du dérapage sécuritaire survenu lors de l’intervention policière.
Le dossier reste en cours d’instruction, tandis qu’un climat de peur et de consternation continue de régner dans la région.
Jean Maurice Udaga




