Alors que l’année académique 2025-2026 vient de s’achever en République démocratique du Congo, l’Université du Lac Albert (UNILAC), à Mahagi, dans la province de l’Ituri, prépare déjà la prochaine rentrée. Le recteur de cette institution, le professeur Abbé Godefroy Upartho, appelle les étudiants à adopter de nouveaux comportements, notamment en matière d’habillement.
Lors de la cérémonie de clôture de l’année académique, le recteur a lancé un message ferme : « Pas d’habillement bigarré » pour la prochaine année académique. Hommes et femmes sont invités à privilégier une tenue propre, décente et adaptée au cadre universitaire.
Cette consigne vise notamment les tenues extravagantes, excessivement voyantes ou manifestement inadaptées au milieu académique, ainsi que les habits transparents, trop moulants ou révélateurs, les vêtements trop courts ou rétrécis et les pantalons déchirés, devenus à la mode certains étudiants.
L’habillement et l’image de l’étudiant
Pour le professeur Abbé Godefroy Upartho, la manière de s’habiller participe à l’image qu’une personne renvoie à son entourage. À l’université, où les étudiants se préparent à devenir enseignants, chercheurs, cadres, entrepreneurs ou responsables publics, leur présentation doit également refléter une certaine discipline.
Le recteur précise toutefois que s’habiller correctement ne signifie pas porter des vêtements coûteux. Il encourage plutôt les étudiants à choisir des tenues propres, sobres, décentes et adaptées au contexte universitaire.
Un appel à la maturité
À travers son expression selon laquelle « c’est l’habillement qui fait de lui un homme », le recteur invite particulièrement les jeunes garçons à associer l’entrée dans la vie adulte à une évolution de leurs comportements et de leur manière de se présenter.
Le même appel concerne les étudiantes, encouragées à adopter une tenue compatible avec le cadre académique, dans le respect de leur personnalité.
Pour les autorités académiques, il ne s’agit donc pas de supprimer la liberté vestimentaire, mais d’amener chacun à faire preuve de discernement et à respecter les exigences du milieu universitaire.
Mahagi doit donner une bonne image de sa jeunesse
Le recteur inscrit également cet appel dans le contexte particulier de Mahagi, territoire de l’Ituri situé à la frontière avec l’Ouganda.
« Nous sommes convoités », a-t-il fait comprendre, invitant les étudiants à prendre conscience de leur responsabilité et à donner une image positive de leur milieu à travers leur comportement, leur discipline, leur travail et leur présentation.
À l’UNILAC, le professeur Abbé Godefroy Upartho souhaite ainsi voir la prochaine année académique s’ouvrir sur une nouvelle dynamique : bien étudier, bien se comporter et bien se présenter pour mieux préparer son avenir.
Jean Maurice Udaga
