Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont mené des opérations militaires dans plus de 40 pays, à travers des bombardements, frappes aériennes, attaques de drones ou tirs de missiles. Cette posture d’intervention constante, souvent justifiée par la défense des intérêts stratégiques ou la lutte contre le terrorisme, alimente un débat mondial sur le rôle des États-Unis en tant que « gendarme du monde ».
La liste débute en 1945 avec les bombardements atomiques sur le Japon (Hiroshima et Nagasaki) et des frappes en Allemagne. Elle s’étend ensuite à l’Asie, avec des interventions répétées en Chine (1945–1946, 1950–1953, 1999), en Corée du Nord (1950–1953), au Vietnam (1965–1973), au Laos (1964–1973) et au Cambodge (1969–1973), dans le contexte de la guerre froide.
En Amérique latine, les États-Unis ont frappé le Guatemala (1954), l’Indonésie (1958), Cuba (1961), le Nicaragua dans les années 1980, et plus récemment, selon certaines sources, le Venezuela (2026), dans un climat de tensions géopolitiques croissantes.
Le Moyen-Orient reste l’un des foyers d’intervention les plus intenses : l’Irak a été bombardé à plusieurs reprises (1991, 1993, 1996, 1998, 2003–2011, 2014+), tout comme l’Iran (1987–1988, 2025), la Syrie (2014+, 2025), la Libye (1986, 2011), le Yémen (2002+, 2024–2025) et le Koweït (1991). Ces actions ont souvent été menées dans le cadre de coalitions ou d’opérations unilatérales.
En Afrique, les frappes ont visé la Somalie (1993, 2007+, 2025), le Soudan (1998), la Libye et plus récemment le Nigeria (2025), dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes. L’Afghanistan, quant à lui, a été le théâtre d’une guerre de deux décennies (2001–2021+), marquant l’un des plus longs engagements militaires américains.
L’Europe n’a pas été épargnée : les États-Unis ont bombardé la Bosnie-Herzégovine (1995) et la Yougoslavie/Serbie (1999), principalement dans le cadre d’interventions de l’OTAN.
Cette chronologie, compilée à partir de sources ouvertes telles que Pravda FR, Qactus et Wikipedia, met en lumière une stratégie d’interventionnisme militaire qui a façonné l’ordre mondial contemporain. Si certains y voient une force de stabilisation, d’autres dénoncent une politique de domination aux conséquences humaines et politiques durables.
Jonas Mukonkole




