Une vive indignation s’est emparée de l’opinion publique après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant une femme présumée criminelle déshabillée et filmée nue par des agents des forces de sécurité lors de son arrestation à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo..
Les faits se sont produits après un braquage à main armée à la Banque Rawbank jeudi 16 octobre 2025. L’intervention rapide de la police et de l’armée a permis de neutraliser plusieurs suspects, dont une femme arrêtée sur le champ. Si cette opération a été saluée pour son efficacité, le comportement de certains agents a, en revanche, suscité un vif tollé.
Les images, largement relayées sur Internet, montrent la femme exposée nue, insultée, déshabillée et humiliée. « J’ai été piétinée, traînée nue », aurait-elle déclaré. Ce traitement, qualifié d’inhumain et dégradant, a choqué de nombreuses organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une violation flagrante de la dignité de la personne arrêtée.
Face à l’émotion suscitée, le président Félix Tshisekedi a condamné les violences infligées à Mme Honorine Porsche Massamba Mukuna et a ordonné l’ouverture d’une enquête militaire pour identifier et sanctionner les auteurs de ces actes.
Dans son communiqué n°006, le ministre des Droits humains a également dénoncé avec fermeté ces agissements, tout en saluant l’efficacité de la Police nationale congolaise (PNC) pour l’arrestation des présumés braqueurs. Il a rappelé que le respect de la dignité humaine demeure un pilier fondamental de l’État de droit que la RDC s’efforce de consolider.
« Tout en condamnant le traitement contraire à la dignité humaine réservé à Madame Honorine Porche Massamba Mukuna au moment de son arrestation, le ministre appelle la PNC à plus de professionnalisme et de fermeté dans la lutte contre la criminalité », indique le communiqué.
Le ministre a assuré qu’il suivra personnellement ce dossier afin que les agents impliqués soient sanctionnés conformément à la loi.
Joël Heri Budjo

