L’homme d’affaires iturien Bassa Ndroza a regagné ce jeudi 4 septembre 2025, la ville Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo. Son retour intervient après une détention de un mois et huit jours à l’auditorat militaire de Kinshasa, dans un contexte marqué par de nombreuses spéculations.
À son arrivée, Bassa Ndroza s’est rendu au gouvernorat de l’Ituri, accompagné des membres du comité provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de représentants de sa communauté, venus lui témoigner leur soutien indéfectible.
Sur place, il a présenté ses civilités au gouverneur militaire entouré des membres du comité provincial de sécurité.

S’exprimant devant la presse, l’opérateur économique Bassa Ndroza a rendu grâce à Dieu et remercié les autorités nationales.
« À l’occasion exceptionnelle de mon retour à Bunia, après une détention d’un mois et huit jours dans les cachots de la justice militaire de Bunia et de Kinshasa, je rends grâce à Dieu, Maître des temps et des circonstances », a-t-il déclaré.
Il a salué son acquittement par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa, qu’il considère comme le fruit d’une justice impartiale. « Mon acquittement […] est le résultat d’une justice équitable rendue par les juges, les magistrats et les autorités de la justice militaire », a-t-il affirmé, avant de rendre un « hommage vibrant au Président de la République, Chef de l’État et Magistrat Suprême, pour avoir garanti dans ce pays (la RDC) une justice équitable et distributive pour tous les Congolais ».
En outre, il a également exprimé sa reconnaissance pour le respect des droits fondamentaux.
« Merci à la justice militaire de notre pays, la RDC, pour le respect des droits de la défense et la protection des détenus, ainsi que pour son impartialité et sa rigueur dans les enquêtes, les instructions et le jugement. Cela a permis d’écarter les fausses rumeurs à mon sujet », a-t-il souligné.
Il a lancé un appel à la confiance envers les institutions judiciaires et à la réconciliation entre les communautés. « La justice ne cherche pas à faire le mal, mais parfois à nous laver de toute mauvaise suspicion », a-t-il laissé entendre, avant d’inviter les habitants de l’Ituri à « cultiver la paix, l’amour et le patriotisme » et à « bannir toutes les antivaleurs, y compris la division, la haine tribale et la guerre, qui causent la mort, la pauvreté, la destruction et le déplacement de nos frères et sœurs ».
Jonas Mukonkole



