Dans la nuit du 2 au 3 novembre, les Casques bleus bangladais de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont procédé à l’évacuation sanitaire d’un officier des Forces armées de la RDC (FARDC), blessé par balle lors d’une attaque attribuée aux éléments de la Convention pour la révolution populaire (CRP), à Gina, dans le territoire de Djugu, en Ituri.
Menée en coordination avec les Casques bleus népalais, l’opération a mobilisé une ambulance et une équipe médicale pour assurer le transfert du militaire blessé vers Bunia, où il devait bénéficier d’une prise en charge médicale appropriée. Cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’appui médical d’urgence que la MONUSCO apporte aux forces de défense congolaises confrontées aux incidents sécuritaires dans la province.
Le territoire de Djugu demeure confronté à une insécurité persistante, marquée notamment par les activités de plusieurs groupes armés. Parmi eux figure la CODECO, régulièrement accusée d’exactions et de massacres de civils. À cette menace s’ajoute l’émergence, depuis plus de deux ans, de la Convention pour la révolution populaire (CRP), une milice associée à l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga, qui s’est notamment illustrée par des attaques contre les positions et les éléments des FARDC.
Ancien chef de milice en Ituri, Thomas Lubanga, qui séjourne en exil à Kampala, en Ouganda, a été condamné en 2012 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre liés à la conscription et à l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans les hostilités en Ituri entre 2002 et 2003.
La multiplication des groupes armés et la persistance des affrontements continuent ainsi de fragiliser la situation sécuritaire dans plusieurs localités de Djugu, exposant les populations civiles et les forces de défense à des risques permanents.
La Rédaction




