À l’occasion de la Journée mondiale des lacs, célébrée ce 27 août, la Fédération des Comités des Pêcheurs du Lac Albert (FECOPELA) appelle à une meilleure protection du lac Albert, partagé entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, dans la province de l’Ituri.
Pour les communautés riveraines, le lac Albert représente bien plus qu’une étendue d’eau. Il constitue une source majeure de nourriture, d’emplois et de revenus, notamment grâce à la pêche artisanale. Mais cet écosystème est aujourd’hui confronté à plusieurs menaces, notamment la surexploitation des ressources halieutiques, l’utilisation d’engins prohibés, la capture et la commercialisation de poissons immatures, la destruction des zones de frayère ainsi que la pollution.
La FECOPELA s’inquiète également des risques environnementaux liés au développement des activités pétrolières dans le bassin du lac Albert, particulièrement du côté ougandais. Elle appelle au respect du principe de précaution, à une surveillance environnementale rigoureuse et à davantage de transparence dans la gestion de ces activités.
Pour la Fédération, la responsabilité de la protection du lac ne doit cependant pas reposer uniquement sur les pêcheurs. Elle plaide pour une application équitable de la réglementation, sans corruption ni monnayage, ainsi que pour le renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance.
L’organisation recommande également une meilleure coordination des services intervenant dans la gestion du lac, la protection effective des zones de reproduction et une lutte renforcée contre les pratiques de pêche destructrices. Elle insiste sur l’implication des pêcheurs et des communautés riveraines dans les décisions relatives à l’avenir du lac, tout en encourageant le développement d’alternatives économiques, notamment l’aquaculture.
Face au caractère transfrontalier du lac Albert, la FECOPELA estime qu’une coopération renforcée entre la RDC et l’Ouganda est indispensable pour assurer une gestion durable de cette ressource.
« Protéger le lac Albert aujourd’hui, c’est préserver la pêche, la sécurité alimentaire, les emplois et les moyens de subsistance des générations futures », rappelle la Fédération, qui appelle à une gouvernance participative, transparente et respectueuse des communautés riveraines.
Jérémie Kaseke




