Le secrétaire permanent de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH/Mambasa), Rams Malikidogo, dénonce la poursuite des activités des rebelles ADF dans plusieurs localités de la chefferie de Babila-Bakwanza, située dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Malgré la présence des forces armées dans la zone, ces groupes rebelles continuent d’imposer leur autorité sur les populations civiles, allant jusqu’à organiser des réunions publiques.
« La semaine passée, ils ont réquisitionné des agriculteurs pour les forcer à payer des taxes illégales, surtout dans les localités de Elake, Dioka Bandenge, Lisoma et Matolo », déclare Rams Malikidogo.
Il estime que ce comportement compromet sérieusement les efforts des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et installe un climat de peur au sein des communautés locales.
Pour la CRDH/Mambasa, la situation devient de plus en plus préoccupante. Les habitants se retrouvent livrés à eux-mêmes face à des groupes armés qui multiplient les intimidations, imposent des obligations et perturbent les activités agricoles.
Face à cette menace persistante, Rams Malikidogo appelle les autorités militaires à intensifier les opérations de traque pour restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des populations.
« Nous demandons aux FARDC d’accentuer les frappes pour neutraliser ces éléments qui continuent de troubler la paix dans nos villages », insiste-t-il.
La CRDH affirme rester mobilisée pour documenter toutes les violations des droits humains et accompagner les victimes, en attendant une réponse plus ferme des autorités sécuritaires.
Eugène Laro




