Le chef de secteur de Walendu Pitsi, Kpari Dieudonné, se félicite des progrès réalisés dans sa juridiction du territoire de Djugu, en Ituri, malgré un contexte sécuritaire fragile.
« Mon entité, le secteur de Walendu Pitsi, est généralement calme. Nous avons accompli un travail de titan pendant près de trois ans, en mettant l’accent sur la cohésion sociale intercommunautaire, car c’était là que se concentraient les tensions », a-t-il déclaré.
Cohésion sociale et sensibilisation des groupes armés
Selon lui, les conflits armés avaient exacerbé les divisions entre communautés. « Aujourd’hui, la population de Magi et celle de mon secteur vivent une cohésion sociale intercommunautaire qui est à bon train », a-t-il affirmé.
Le chef de secteur souligne également les efforts de sensibilisation menés auprès des groupes armés, notamment sur la route nationale RN7. « Nous devons laisser les passagers circuler librement. C’était l’orientation donnée par Son Excellence, Monsieur le Gouverneur », a-t-il rappelé.
Kpari Dieudonné pointe toutefois les difficultés persistantes. « Nous travaillons là où il n’y a ni police ni FARDC. Sur 11 groupements, mon secteur n’est couvert qu’à 0,5 % par les FARDC. C’est trop peu pour une entité qui, sur le plan géostratégique, pourrait beaucoup contribuer à la pacification », a-t-il expliqué, plaidant pour une militarisation accrue de Walendu Pitsi.
Au-delà de la sécurité, il appelle à une mise en œuvre rapide des programmes RAD et P-DDRCS. « Nous devons profiter de cette accalmie. Ce que nous avons obtenu n’est qu’une accalmie. Mon souci, sous les orientations du Gouverneur, est qu’il y ait une paix durable », a-t-il insisté.
Le chef de secteur a enfin lancé un appel à ses administrés : « Ne nous décourageons pas. Nous devons faire la paix, et nous devons la faire maintenant, avec nos voisins. Vous verrez, tout ira bien. Je crois qu’en 2026, nous aurons de bons résultats que nous allons récolter. »
Jérémie Kaseke




