Une attaque armée survenue dans la nuit du 11 au 12 mars 2026 dans les localités minières de Muchacha et Mavuvu, en territoire de Mambasa (province de l’Ituri), continue de susciter des versions divergentes quant à l’identité des exploitants touchés et aux circonstances exactes des faits.
La société MCC Ressources SARL, entreprise de droit congolais enregistrée conformément aux lois de la République démocratique du Congo et aux normes de l’OHADA, affirme être l’unique exploitant concerné par ces incidents dans la zone aurifère.
Dans une correspondance adressée au gouverneur militaire de l’Ituri, la direction de l’entreprise précise qu’elle avait procédé, plusieurs jours avant l’attaque, à l’évacuation préventive de son personnel en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Selon MCC Ressources, l’incursion de groupes armés non identifiés dans la cité de Muchacha a entraîné des actes de pillage et de sabotage visant ses installations minières. L’entreprise souligne qu’aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée.
Face aux risques jugés élevés, la société annonce la suspension de toutes ses activités minières sur les sites de Muchacha et Mavuvu à partir du 12 mars 2026, et ce jusqu’à nouvel ordre. Elle insiste sur le fait que la protection de ses employés et partenaires demeure sa priorité absolue.
MCC Ressources dit suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire afin d’envisager, le moment venu, une reprise progressive de ses opérations. Elle exprime également sa reconnaissance aux autorités provinciales pour leurs efforts visant à rétablir l’autorité de l’État et à stabiliser la province de l’Ituri, particulièrement dans le territoire de Mambasa.
Cette décision relance le débat sur la présence réelle des acteurs économiques dans cette zone aurifère stratégique et met en lumière l’impact des violences armées sur les investissements miniers dans la région.
Heri Budjo Joël




