Une mission de campagne de sensibilisation s’est tenue dans les territoires de Mambasa, Irumu et la ville de Bunia, en province de l’Iturindans la semaine du 22 au 27 septembre 2025. Conduite par M. Fidel Andera, cette initiative visait à mobiliser les différentes couches sociales : agriculteurs, éleveurs, pasteurs, jeunes et leaders religieux autour d’un message central : la sécurité est une responsabilité partagée entre l’armée et la population.
M. Fidel Andera a dénoncé l’attitude passive de nombreux Congolais qui, selon lui, réclament quotidiennement la sécurité sans y contribuer. Il a rappelé que:
« la paix ne peut exister sans sécurité, et que cette dernière n’est pas seulement un droit, mais aussi une obligation envers l’Etat, la communauté et même les étrangers présents en RDC ».
Il a ajouté :
« C’est une erreur de toujours demander la sécurité sans participer à sa construction ».
Le concept de mariage civilo-militaire a été mis en avant comme une voie incontournable vers une paix durable. Il repose sur une collaboration étroite entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les citoyens, chacun jouant son rôle dans les efforts de pacification.
La mission a bénéficié du soutien de plusieurs acteurs locaux, notamment Fosshid à Mabasa, à Komanda Agripeace, ainsi que l’organisation Ubuntu Panafrika, qui prône la complémentarité et l’interdépendance entre communautés. Les jeunes ont été particulièrement salués pour leur mobilisation à travers leurs associations et parlements, notamment à Mambasa.
Dans son discours, M. Fidel Andera a dénoncé plusieurs illusions véhiculées depuis des années : la prolifération des groupes armés, qui tuent plus de Congolais qu’ils ne protègent ; les brassages et mixages d’anciens rebelles au sein de l’armée, perçus comme une menace pour l’unité nationale ; et les dialogues intercommunautaires ou politiques sans appui militaire suffisant pour garantir le respect des accords.
« Dans chaque partie du monde, quand l’armée est forte, c’est elle qui sécurise et construit la paix », a-t-il affirmé.
Au terme de cette campagne, près de 3 000 personnes ont été sensibilisées lors de trois grandes rencontres populaires, chacune ayant rassemblé plus de 1 000 participants. Plus de 6 000 dépliants ont été distribués pour diffuser les messages clés : combattre la peur instrumentalisée par les groupes armés, encourager l’enrôlement des jeunes dans l’armée, et soutenir les FARDC pour bâtir une paix durable.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Semaine internationale de la paix. M. Fidel Andera a souligné que l’armée congolaise est la seule institution ayant prêté serment de mourir pour la nation. Il a lancé un appel aux jeunes engagés dans les groupes armés :
« On vous a trompés en disant qu’avoir un groupe armé, c’est la sécurité. Non, c’est l’insécurité. Venez du côté de l’armée nationale, car son arme est celle de l’espoir et de la libération du Congo. L’armée ougandaise n’a pas juré de mourir pour le peuple congolais. Elle est sur le sol congolais pour son intérêt. Jamais, en aucun jour je dis bien aucun jour l’armée ougandaise ne donnera son sang au peuple congolais. Elle a juré mourir pour son peuple ougandais ».
En conclusion, cette mission de sensibilisation a réaffirmé une vérité simple mais essentielle : la paix ne se décrète pas, elle se construit avec une armée forte, soutenue par son peuple.
Eugène Laro



