Le chef du secteur de Bahema Sud, André Kataloho Takumara, est monté au créneau ce lundi 6 octobre 2025, après une attaque attribuée à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), mouvement rebelle dirigé par Thomas Lubanga. L’incident s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi à Kasenyi, localité située sur le littoral du lac Albert, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bunia (territoire d’Irumu, province de l’Ituri).
Selon les autorités locales, les assaillants ont pris pour cible la base navale de Kasenyi. « Les hommes de Thomas sont venus troubler la quiétude de la population. Ils ont attaqué la base navale, mais ont été repoussés après plusieurs heures d’affrontements, de 23h00 jusqu’au matin », a expliqué le chef du secteur.

Face à cette attaque, Kataloho Takumara André a tenu un meeting populaire pour rassurer la population et renforcer la collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
« J’appelle la population au calme. Nos militaires travaillent pour assurer la protection des civils », a-t-il déclaré, tout en saluant la réactivité du gouverneur militaire, le lieutenant-général Jonny Luboya Nkashama, qui a rapidement dépêché des renforts sur place.
Pour l’instant, aucun bilan de ces affrontements. Le chef du secteur a invité les habitants à coopérer avec l’armée et à signaler toute présence suspecte.
S’adressant également aux militaires, il a insisté sur le respect des civils :
« Je ne veux pas que vous tracassiez la population. Les soldats qui ont tiré en l’air ce matin et provoqué la panique ont été arrêtés par la hiérarchie », a-t-il affirmé.
Dans un ton ferme, Kataloho Takumara a lancé un message direct à Thomas Lubanga :
« Ce que tu fais ne nous concerne pas. Le secteur de Bahema Sud ne veut pas sentir ton mouvement rebelle de la CRP sur son sol. Tu es venu attaquer une entité qui n’est pas la tienne. »
Pour conclure, il a exhorté la jeunesse et la population à soutenir les efforts du gouvernement, du gouverneur militaire et des FARDC pour rétablir la paix dans la région : « Nous ne voulons pas que la population se déplace. Faisons confiance à notre armée », a-t-il insisté.
Eugène Laro




