La situation humanitaire reste préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où les violences armées continuent de provoquer des déplacements massifs et de limiter l’accès des acteurs humanitaires. C’est ce que révèle le rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA RDC) couvrant la période du 1er au 30 juin 2026.
Entre le 7 et le 9 juin, des attaques menées sur l’axe Mbenzu–Makwangi–Bahaha ont contraint plus de 5 250 personnes à fuir leurs villages, selon l’ONG PPSSP. Ces déplacés se sont réfugiés principalement dans les aires de santé de Lowa, Tolito et Bahaha, dans la zone de santé de Lolwa.
Les populations déplacées vivent dans des conditions précaires et expriment des besoins urgents en abris, articles ménagers essentiels, eau potable et assistance alimentaire. Cet afflux exerce une pression supplémentaire sur les communautés d’accueil et sur des services de base déjà fragilisés.
Malgré une accalmie relative observée dans la deuxième moitié du mois de juin, l’insécurité reste préoccupante dans les zones de santé de Lolwa et Mandima. Le rapport signale notamment la mort de trois civils le 20 juin dans l’aire de santé de Lwemba.
Cette insécurité fait suite au meurtre, le 4 juin, d’un agent d’une organisation humanitaire locale dans la même zone, un incident qui continue de peser sur les opérations d’assistance.
OCHA alerte sur le risque de voir les interventions essentielles compromises, notamment les activités de riposte contre la maladie à virus Ebola et l’accès aux soins de santé. Les acteurs humanitaires appellent à un renforcement de la sécurité afin de garantir l’accès aux communautés vulnérables et permettre la poursuite des interventions humanitaires dans le territoire de Mambasa.
Joël Heri Budjo




