La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a inauguré, ce mardi, plusieurs projets à impact rapide dans les territoires de Mahagi et Djugu, situés au nord-est de la province de l’Ituri. Ces réalisations, destinées à plus de 100 000 bénéficiaires, visent à améliorer la sécurité, dynamiser les échanges économiques et renforcer la cohésion entre des communautés longtemps divisées par les conflits.
Parmi les infrastructures remises figurent la réhabilitation d’un tronçon de 300 mètres de la route Amee–Nioka, longtemps impraticable, ainsi que la construction de caniveaux sur la rivière Drangadha. Ces travaux, réalisés par les Casques bleus népalais, permettent désormais aux habitants et aux forces de sécurité de circuler librement dans une zone longtemps enclavée.
« Avant, il fallait faire un détour de plus de 40 km pour atteindre Nioka. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’une quinzaine de kilomètres », explique un responsable de la MONUSCO, salué par les autorités locales pour cette initiative jugée “salvatrice”.
A Djugu, un nouveau pont sur la rivière Lidda relie désormais Fataki à Libi. Capable de supporter jusqu’à 30 tonnes, il remplace d’anciens passages précaires et incarne, selon les habitants, le retour de la paix et du dialogue entre communautés autrefois en conflit.
La MONUSCO a également installé 40 lampadaires solaires à Bhali, notamment dans le marché et au centre de santé. L’éclairage public a contribué à réduire la criminalité nocturne et à prolonger les activités commerciales jusque tard dans la soirée.
Pour Dali Jean-Maurice, président de la FEC locale, « la lumière a ramené la sécurité et redonné vie à notre centre commercial ».
Ces projets communautaires, qualifiés de “projets à impact rapide”, s’inscrivent dans les efforts de stabilisation de la MONUSCO, qui entend accompagner le développement local et promouvoir une paix durable en Ituri.
Eugène Laro




