L’acteur politique Joël Adirodu Ndey a dénoncé ce qu’il qualifie de dérives identitaires dans le fonctionnement des services publics en Ituri. Dans une déclaration rendue publique, il estime que certaines institutions administratives « semblent être prises en otage par une gestion fondée sur l’appartenance tribale ».
Selon lui, « dès qu’un chef de service est nommé, il tend à s’entourer exclusivement des membres de sa tribu, qu’il s’agisse de proches, d’amis ou de coreligionnaires ». Joël Ndey déplore également un « système de vase clos », affirmant que des réunions de service se tiennent parfois en langues maternelles, excluant ainsi les agents issus d’autres communautés.
« Qu’est devenue la culture de la méritocratie, de la compétence et de l’éthique professionnelle ? », s’interroge-t-il, dénonçant des pratiques qu’il considère comme des antivaleurs graves, susceptibles de paralyser l’administration publique.
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Face à cette situation, il appelle les autorités compétentes à prendre des mesures correctives, plaidant pour « des sanctions exemplaires » et pour le rétablissement d’une gestion fondée sur le mérite. L’objectif, selon lui, est de garantir que le service public « redevienne véritablement au service de tous les citoyens, sans distinction d’origine ».
Heri Budjo Joël




