L’Ituri pleure une fois de plus ses enfants, victimes d’un fléau devenu tristement banal. Le mardi 21 octobre 2025, deux jeunes garçons ont perdu la vie dans la chefferie de Walendu Bindi, territoire d’Irumu, après avoir consommé une boisson fortement suspectée d’être prohibée. Ce drame s’ajoute à une série macabre qui se poursuit dans l’indifférence générale, alors que des breuvages toxiques continuent d’être vendus à la sauvette, parfois sous le regard passif de ceux censés les interdire.
Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier pour que la loi soit enfin appliquée avec rigueur contre les producteurs, distributeurs et importateurs de ces boissons mortelles ? Combien de familles endeuillées devront encore attendre des mesures concrètes au lieu de simples communiqués de compassion ?
Il est impératif que la justice se saisisse de cette affaire avec célérité. L’impunité ne peut plus couvrir ce commerce meurtrier. Chaque bouteille non contrôlée en circulation représente une menace directe pour nos enfants, nos frères, nos voisins.
L’Ituri n’a pas besoin d’un énième sursaut émotionnel, mais d’une réponse institutionnelle ferme et durable. Les services de l’État doivent cesser de se limiter à constater les dégâts : il faut désormais prévenir la catastrophe. Les producteurs illégaux doivent être démantelés, les importateurs traduits en justice, et les autorités sanitaires appelées à exercer un contrôle réel sur les produits consommés dans nos marchés.
La vie humaine ne peut et ne doit jamais être le prix de l’inaction.
Rédaction




