La chefferie de Babila Bakwanza, située dans le territoire de Mambasa (Ituri), fait face à une insécurité grandissante, notamment pour les populations rurales dont les activités champêtres sont menacées par des actes de pillage récurrents.
Selon Rams Malikidogo, secrétaire de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), des individus mal intentionnés profitent de l’interdiction d’accès aux zones sous contrôle des rebelles ADF pour s’introduire dans les champs abandonnés par les déplacés et voler leurs récoltes. Et ce, en dépit des mesures sécuritaires censées restreindre l’accès à ces zones.
Plusieurs ports demeurent sans surveillance, facilitant le passage de ces pillards. Les sites de Kalisanga, Kitsiva et Camp Lolwa sont particulièrement concernés. Des sources locales évoquent même la complicité de certaines autorités civiles dans ces actes de prédation.
La population, déjà fragilisée par les déplacements forcés, subit une double peine : la perte de ses récoltes et l’absence d’assistance humanitaire dans les zones de refuge. Cette situation aggrave leur précarité et compromet leur sécurité alimentaire.
Face à cette crise, la CRDH appelle les autorités militaires à intensifier les opérations de sécurisation et à déployer des positions conjointes FARDC-UPDF dans des localités stratégiques telles que l’Eta Crédit, Matolo, Bandenge et Sita Rudi. L’objectif est de permettre aux agriculteurs de regagner leurs champs en toute sécurité.
L’organisation plaide également pour une réponse humanitaire urgente en faveur des déplacés, qui demeurent sans aide ni protection.
Denis Munguriek
