Vingt-huit civils, dont neuf enfants et sept femmes, ont trouvé refuge jeudi dans la base militaire de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) à Bayoo, localité située à environ 95 kilomètres au nord de Bunia, dans le territoire de Djugu, en Ituri.
Selon des sources onusiennes, ces personnes fuyaient les violences consécutives à des affrontements armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un groupe armé dirigé par l’ex-chef de guerre Thomas Lubanga, sur l’axe Bayoo–Bule.
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Un militaire des FARDC, blessé au cours des combats, a été admis d’urgence dans les installations sanitaires de la base onusienne, où il a reçu des soins appropriés.
Les violences ont également touché les Casques bleus. L’un d’eux a été blessé à l’épaule lors de tirs dirigés contre la base. Il a été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale de la MONUSCO.
Face à la menace persistante, les Casques bleus bangladais ont procédé à des tirs de sommation et intensifié leurs patrouilles robustes le long de l’axe Bule. L’objectif : sécuriser la zone, appuyer les FARDC, dissuader les groupes armés et assurer la protection des civils.
La société civile locale redoute un bilan plus lourd. Son président, Désiré Malodra, a confirmé la découverte du corps sans vie d’un civil ainsi qu’un autre blessé, vraisemblablement atteint par des balles perdues lors des affrontements.
Ces incidents illustrent une fois de plus la volatilité de la situation sécuritaire en Ituri et rappellent l’engagement constant de la MONUSCO à protéger les populations civiles et à soutenir les forces de sécurité congolaises dans un contexte marqué par des risques élevés.
Heri Budjo Joël



