Plusieurs participants venus de divers horizons se sont réunis ce lundi 20 octobre 2025 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, pour célébrer la Journée mondiale de l’Okapi. Cette espèce emblématique, menacée de disparition, a été au cœur d’un événement qui a rassemblé étudiants, autorités locales, acteurs de la société civile et partenaires environnementaux, tous engagés pour sa conservation.
Organisée en partenariat avec la Réserve de Faune à Okapis (RFO) et plusieurs organisations telles que WCS, Icon Institute, ICSN et WCG, cette activité visait à sensibiliser la population sur l’importance d’une action collective pour préserver l’Okapi et son habitat naturel, symbole de la biodiversité congolaise.
« L’idée était de réfléchir ensemble avec la communauté universitaire, les autorités et les habitants sur la conservation de l’Okapi. Cette espèce n’appartient pas seulement à une catégorie de personnes, elle nous concerne tous », a expliqué Samuel Babombi, l’un des organisateurs.
Selon lui, la réussite de cette mission dépend de l’implication de tous les acteurs concernés : services étatiques, société civile, communautés locales et partenaires techniques.
« Si tout le monde s’implique, nous pouvons vraiment protéger cette espèce. La conservation peut aussi contribuer au développement économique de la province, notamment à travers le tourisme », a-t-il ajouté.
Les échanges ont également mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face la Réserve de Faune à Okapis, notamment l’exploitation illégale des ressources naturelles et l’empiétement humain dans les zones protégées. Les participants ont plaidé pour une application rigoureuse des lois et un appui renforcé de l’État afin de sécuriser les espaces de conservation.
En conclusion, les organisateurs ont lancé un appel à une cohabitation harmonieuse entre l’homme et la faune sauvage, soulignant que la protection de l’Okapi constitue non seulement un enjeu écologique, mais aussi culturel et économique pour l’Ituri et l’ensemble de la République démocratique du Congo.
Eugène Laro




