Baraka Amos, chef du groupe armé Zaïre actif dans le territoire de Djugu (Ituri), est décédé jeudi dans un accident de la route survenu en Ouganda. Les circonstances exactes du drame restent à élucider, mais plusieurs sources locales confirment l’incident.
Le décès serait survenu près de Buguma, une localité ougandaise située à proximité du lac Albert, alors qu’il rentrait d’un séjour dont les motivations demeurent floues. Le véhicule à bord duquel il se trouvait aurait violemment percuté un camion. Aucun des occupants n’a survécu à la collision.
Selon certaines informations, Baraka Amos se serait rendu en Ouganda pour rencontrer des cadres de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga, dans l’optique de relancer les activités armées contre les FARDC sur le littoral du lac Albert.
Chef de la milice Zaïre, Baraka Amos était une figure influente du conflit en Ituri. Son groupe, initialement présenté comme une force d’autodéfense face aux attaques de la milice CODECO, est cité dans plusieurs rapports, notamment ceux des Nations Unies, pour des violations graves des droits humains. La milice contrôlait également plusieurs sites miniers, dont celui de Mabanga, qui servait au financement de ses opérations.
Signataire de l’accord de paix d’Aru du 28 juin 2025, Baraka Amos avait été l’un des premiers chefs miliciens à adhérer au processus de désarmement, en remettant une centaine d’armes lors d’une cérémonie organisée à Mabanga, son bastion historique. La milice Zaïre contrôlait alors plusieurs localités minières dans le territoire de Djugu, avant que les FARDC ne reprennent le contrôle de cette zone stratégique en juin dernier.
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