Une mission conjointe a été effectuée ce mercredi 15 octobre 2025 au stade moderne de Kindia par la division provinciale des Infrastructures et Travaux Publics (ITP) et celle des Sports et Loisirs de la province de l’Ituri.
Selon l’ingénieur Kisembo Byakisaka Elias, l’objectif principal de cette descente était de constater l’état de dégradation de cette infrastructure sportive, suite aux actes de vandalisme perpétrés par des supporters de certains clubs lors de récents tournois organisés dans le chef-lieu de la province. Il s’agissait également de vérifier si le stade n’avait pas été spolié par des riverains.
« Nous, à la division provinciale des ITP, avons la compétence et la gestion de tous les biens publics de l’État. Comme prévu précédemment, nous devions effectuer cette descente pour constater les destructions causées par certains fanatiques, mais aussi la spoliation du domaine du stade. Aujourd’hui, les deux divisions sont venues ensemble. Nous repartons maintenant pour tenir une réunion et réfléchir à la manière de mettre fin à cette situation », a déclaré l’ingénieur Kisembo Byakisaka Elias.
Accompagnés de la presse et de quelques gestionnaires du stade, les deux services de l’État ont inspecté les lieux, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. A l’issue de cette visite, ils se sont abstenus de tout commentaire public, mais ont promis de transmettre un rapport détaillé à l’autorité provinciale.
« En quittant ce lieu, nous allons nous réunir pour envisager des solutions concrètes. Il y a des propositions que nous soumettrons à l’autorité provinciale. Ce rapport visera à prévenir d’autres problèmes, notamment la spoliation et la destruction de cette infrastructure », a-t-il ajouté.
Pour l’ingénieur Kisembo, les responsabilités sont partagées, mais il pointe du doigt certains supporters qui s’en prennent aux installations après la défaite de leurs équipes. Il annonce que des mécanismes seront mis en place pour mettre un terme à cette pratique.
Il convient de rappeler que cette descente est la deuxième du genre, après celle effectuée il y a une semaine, au cours de laquelle les deux services avaient estimé les dégâts à plus de 50 %.
Denis Munguriek
