Vingt-quatre heures après l’attaque perpétrée par les rebelles de la Coalition pour la Révolution Populaire (CRP) contre la base des forces navales à Kasenyi, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bunia, les réactions continuent de se multiplier.
Lors d’un échange avec la presse locale, ce lundi 6 octobre, l’ONG Ligue pour la Paix, les Droits de l’Homme et la Justice (LIPADHOJ) a fermement condamné cette nouvelle offensive contre les forces loyalistes. Son coordonnateur, Désiré Mbuchu, a dénoncé ce qu’il qualifie de « barbarie » et a appelé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à tenir bon face à l’ennemi.
« Nous déplorons la poursuite de ces attaques qui ne visent pas seulement les militaires, mais qui mettent aussi en danger les civils. L’armée doit protéger la population et permettre l’accès humanitaire aux zones où les déplacés n’ont pas encore reçu d’assistance depuis plusieurs mois », a-t-il déclaré.
L’ONG souligne que la répétition de ces attaques aggrave la crise humanitaire dans le territoire de Djugu, déjà confronté à des milliers de déplacés internes. Elle recommande au gouvernement de renforcer la sécurité dans les zones vulnérables et de faciliter l’intervention des organisations humanitaires.
La société civile locale partage cette inquiétude et appelle à une mobilisation urgente pour la protection des civils. Elle insiste :
« Ces violences constituent une condamnation morale et sanitaire de toute une communauté », rappelant que l’insécurité menace l’équilibre social et la survie des populations.
L’attaque de Kasenyi s’ajoute à une série d’incursions attribuées à la CRP ces derniers mois dans la région. À ce jour, les autorités militaires n’ont pas encore publié de bilan officiel, mais des sources locales font état de plusieurs victimes.
Eugène Laro




