Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a été frappé début avril par une recrudescence d’attaques armées contre les civils dans plusieurs zones de santé, notamment Nia Nia, Lolwa et Mambasa centre. Ces violences ont provoqué de lourdes pertes humaines et aggravé une crise humanitaire déjà préoccupante.
Pertes humaines et violences récurrentes
- Dans la nuit du 1er au 2 avril, une attaque à Bafwakoa, dans la zone de santé de Nia Nia, a fait 43 morts parmi les civils, selon l’OCHA.
- Le 24 avril, une autre attaque à Salate a causé deux morts et l’incendie de plusieurs habitations, accentuant la psychose au sein des communautés locales.
Impact sur les services essentiels
Les violences ont entraîné la fermeture de 23 écoles, privant plus de 5 400 élèves d’accès à l’éducation.
Par ailleurs, 9 structures sanitaires ont cessé leurs activités, certaines ayant été pillées. Plus de 55 000 personnes se retrouvent ainsi privées de soins de santé de base, notamment dans les zones de Nia Nia et Mambasa.
Déplacements massifs et besoins urgents
Selon une évaluation rapide menée le 17 avril par Caritas Wamba, plus de 29 600 personnes déplacées vivent actuellement dans différentes aires de santé du territoire après avoir fui les violences depuis la mi-mars. Ces déplacés font face à de graves difficultés d’accès à l’alimentation, aux abris, à l’eau potable et aux services sociaux de base, dans un contexte où les capacités de réponse humanitaire restent limitées.
Situation sécuritaire instable
Malgré une accalmie relative observée durant les trois dernières semaines d’avril et la libération de plus de 200 otages en mars grâce à des opérations militaires, la situation sécuritaire demeure fragile. Les populations civiles continuent de vivre dans la peur de nouvelles attaques, tandis que les structures sociales peinent à se relever.
Appel à la protection des civils
Les acteurs humanitaires insistent sur la nécessité de renforcer la protection des civils et de garantir un accès humanitaire sécurisé afin de répondre aux besoins urgents des populations affectées par cette crise.
Heri Budjo Joël




