Le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire majeure. Dans la zone de santé de Fataki, les violences attribuées à des groupes armés persistent autour de Bule, exposant les civils à des risques graves et compromettant leurs moyens de subsistance.
Bilan humain et déplacements
- Selon l’OCHA, plus de 10 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées en avril, parmi les déplacés internes.
- Les attaques ont visé des civils qui tentaient de collecter de la nourriture près du site de Plaine Savo entre le 6 et le 28 avril.
- Plus de 26 800 personnes ont fui Fataki vers Rethy au cours de la première moitié du mois.
- Les affrontements du 28 avril à Pimbo et l’attaque du 29 avril contre Bbasa ont causé au moins 7 morts, entraînant le déplacement de 200 personnes vers Jina.
- Au total, près de 136 000 déplacés sont concentrés dans les sites de la région depuis le début de l’année.
Situation humanitaire critique
La dernière distribution alimentaire dans la zone remonte à décembre 2025. Cette interruption prolongée accentue l’insécurité alimentaire des déplacés, dont beaucoup dépendent entièrement de l’aide humanitaire.
Le site de Plaine Savo héberge à lui seul plus de 73 000 personnes, vivant dans des conditions précaires avec un accès limité à l’eau potable, aux abris, aux soins de santé et à l’hygiène.
Une crise qui s’aggrave
La combinaison de l’insécurité persistante, des déplacements massifs et de la faible présence humanitaire fait de Fataki l’un des foyers les plus préoccupants du territoire de Djugu. Les besoins en protection, en assistance alimentaire et en services essentiels restent urgents, alors que la situation sécuritaire demeure fragile et imprévisible.
Heri Budjo Joël




