Une attaque attribuée aux miliciens Maï-Maï a visé, dans la nuit de mardi à mercredi, le siège du Parc national de l’Upemba, situé à Lusinga, dans le territoire de Mwitaba, province du Haut-Katanga.
Une incursion meurtrière
Selon des sources locales concordantes, les assaillants ont fait irruption aux alentours de minuit, ciblant les bâtiments administratifs et le personnel en service. La scène a provoqué une vive panique parmi les employés civils et les écogardes chargés de la protection du parc.
Alertées, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont intervenues en renfort et ont repris le contrôle du site après plusieurs heures de tension.
Un bilan provisoire fait état de quatre employés civils tués et d’armes emportées par les assaillants. Les autorités n’ont pas encore communiqué d’éventuelles pertes du côté des écogardes, les moyens de communication n’étant pas totalement rétablis sur place.
Employés pris en otage puis relâchés
Au cours de l’incursion, au moins quinze employés ont été regroupés par les miliciens. D’après des témoignages recueillis auprès de survivants, les assaillants auraient ciblé certains travailleurs en fonction de leur origine. Après interrogatoire, ces personnes ont finalement été relâchées et autorisées à quitter les lieux à bord d’un véhicule.
Par ailleurs, vingt-neuf agents, dont certains résidant à Lusinga, ont pu regagner leurs domiciles après l’intervention des forces de sécurité.
Evacuation en cours
D’autres employés sont en cours de transfert vers Lubumbashi et Likasi pour des raisons de sécurité. Cinq à six expatriés, réfugiés dans la brousse au moment de l’attaque, ont réussi à entrer en contact avec l’administration du parc et devraient être évacués dans les prochaines heures.
Situation sous haute surveillance
La situation demeure sous étroite surveillance des autorités sécuritaires, alors que les activités du parc restent fortement perturbées.
Denis Munguriek




