Dans cette zone commerciale et minière, l’exploitation aurifère détourne progressivement une partie de la population des activités traditionnelles et des services publics. Selon les constats recueillis sur place, de nombreux jeunes et femmes privilégient les carrés miniers, perçus comme une source de revenus rapides, au détriment des emplois salariés dont la rémunération intervient en fin de mois.
Cette ruée vers les mines suscite des inquiétudes dans le secteur scolaire. L’engouement pour les activités minières et commerciales affecte la fréquentation des classes, compromettant l’avenir de certains enfants.
Face à cette situation, les autorités sont appelées à renforcer l’encadrement du secteur minier afin que l’exploitation des ressources contribue réellement au développement local. La sensibilisation sur l’importance de la scolarisation et la lutte contre le travail des enfants apparaissent comme des priorités.
La relance de l’agriculture, par l’accompagnement des producteurs, l’accès aux intrants et la valorisation des produits locaux, pourrait diversifier les revenus des ménages. Par ailleurs, la responsabilité des adultes, notamment des parents, reste essentielle pour éviter que la survie des familles repose sur les enfants ou sur la recherche permanente de gains immédiats.
À Iga-Barrière, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation minière, éducation, agriculture et emploi, afin que les ressources de la région deviennent un véritable levier de développement durable.
Jean Maurice Udaga



