Le président de la République démocratique du Congo a signé une ordonnance instituant le comité chargé d’organiser le dialogue national. Le texte, rendu public dimanche sur la RTNC par sa porte-parole Tina Salama, précise que le chef de l’État nomme les membres du comité, ainsi que le coordonnateur et son adjoint, et conserve seul le pouvoir de mettre fin à leurs fonctions.
Ufoymungu salue l’initiative présidentielle
En Ituri, l’avocat et leader communautaire Me Deogratia Ufoymungu salue cette décision qu’il considère comme une étape importante vers un dialogue réunissant les différentes composantes de la Nation. Il souligne toutefois que la réussite du processus dépendra de son caractère inclusif et représentatif.
Représentation de toutes les provinces
Me Ufoymungu recommande que toutes les provinces de la RDC soient représentées, aussi bien dans la coordination que dans le secrétariat permanent du dialogue national. Il plaide également pour la participation des confessions religieuses, de la société civile, de l’opposition ainsi que des leaders sociopolitiques et communautaires. Selon lui, cette diversité renforcerait l’adhésion de la population aux conclusions du dialogue.
Tirer les leçons du passé
L’avocat estime que ce processus doit se distinguer des initiatives précédentes menées en RDC pour la paix et la cohésion sociale. Il appelle à tirer les leçons des expériences antérieures afin que ce dialogue ne soit pas perçu comme une démarche supplémentaire, mais comme un cadre crédible et inclusif, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis du pays.
L’inclusion au cœur des attentes
Enfin, Me Ufoymungu insiste sur la nécessité d’un dialogue qui dépasse les clivages politiques, communautaires, religieux et régionaux. Tout en saluant l’ordonnance présidentielle, il souhaite que la composition du comité reflète la diversité de la Nation congolaise et que ce processus contribue réellement à la paix, à la cohésion sociale et à l’unité nationale.
Jean Maurice Udaga




