À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, les conducteurs de motos-taxis sont désormais appelés à se conformer à l’obligation de porter un casque et un gilet d’identification. La mesure, décidée par les autorités urbaines, est mise en application par la Police de circulation routière (PCR).
Selon Paulin Tandema, officier chargé de la PCR, cette mesure s’inscrit dans le respect du Code de la route.
« La loi que nous appliquons ici, c’est le Code de la route. Les taximans motos n’ont qu’à observer scrupuleusement les dispositions de cette loi. Mais si vous allez à l’encontre de ces dispositions, la Police de circulation routière va vous interpeller conformément aux dispositions violées de cette loi. »
Ce lundi 21 septembre, un contrôle systématique du port du casque et du gilet a été lancé dans la ville. Le maire de Bunia explique que cette opération fait suite à une rencontre tenue samedi avec les conducteurs de motos-taxis et leurs associations respectives. À l’issue de cette rencontre, les différentes parties avaient convenu du lancement du contrôle à partir de ce lundi.
Les taximotos demandent un moratoire
Le bouclage a toutefois suscité des contestations parmi certains conducteurs de motos-taxis, qui ont demandé un délai supplémentaire pour se conformer à la mesure.
« Notre revendication est qu’on nous accorde une semaine pour nous acquitter de ces obligations », a déclaré un taximan moto.
Une demande finalement acceptée par le maire de Bunia, le commissaire supérieur Mbuy Kola.
Une mesure liée à la sécurité
Au-delà du respect du Code de la route, le port du gilet d’identification est également présenté par plusieurs habitants comme un moyen de faciliter l’identification des conducteurs de motos-taxis et de contribuer à la lutte contre l’insécurité.
Mbutiabo Jean-Mari, habitant de Bunia, estime que l’identification des taximans pourrait notamment contribuer à réduire la confusion lors des incidents impliquant des motos.
« À maintes reprises, nous sommes victimes de cas de bandits à main armée qui circulent à moto. À Bunia, il est difficile d’identifier qui est taximan moto et qui ne l’est pas. Cela crée de la confusion lorsqu’il y a braquage. Les taximans doivent être identifiés pour éviter cette confusion. C’est notre sécurité à tous. »
Le port du casque est, quant à lui, présenté comme une mesure de protection des conducteurs eux-mêmes, notamment en cas d’accident de circulation.
Plusieurs habitants appellent ainsi les autorités à maintenir cette mesure et encouragent les conducteurs de motos-taxis à se conformer aux nouvelles dispositions, estimant que leur application pourrait contribuer à améliorer à la fois la sécurité routière et la sécurité dans la ville.
La Rédaction




