Malgré les leçons tirées des épidémies d’Ebola et de Covid-19, le lavage des mains semble être relégué au second plan dans plusieurs lieux publics de Bunia. C’est le constat préoccupant dressé par le Dr Jean Marc Nshimbi, Médecin Directeur de la Clinique Mpabenda, à l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains célébrée chaque 15 octobre.
« Après les épisodes d’Ebola et de Covid-19, les gens étaient engagés dans le lavage systématique des mains. Il y a eu un relâchement presque total », déplore-t-il.
Selon lui, les dispositifs de lavage des mains ont quasiment disparu des structures sanitaires, des écoles, des églises, des marchés et même des services de l’État. « On n’en parle presque plus », regrette-t-il.
Le médecin rappelle que ce geste barrière ne devrait pas être limité à la lutte contre Ebola ou le coronavirus. Il insiste sur son rôle crucial dans la prévention des maladies infectieuses, notamment celles dites « de mains sales ».
« Aujourd’hui, les gens ont semblé oublier que la fièvre typhoïde peut se soigner ou se prévenir par le lavage des mains avec savon ou la cendre », affirme-t-il.
Face à cette négligence, le Dr Nshimbi appelle la population à revenir au bon sens. Il exhorte les responsables d’écoles, les gestionnaires de structures sanitaires et autres institutions à réinstaller les dispositifs de lavage des mains afin de sauver des vies.
Jérémie Kaseke




