La situation des passerelles en état de délabrement avancé dans plusieurs quartiers de la ville de Bunia inquiète les services de la protection civile. Robert Ndjalonga, coordonnateur provincial de cette structure dans la province de l’Ituri, alerte sur les conséquences sécuritaires et sanitaires de cette dégradation.
Dans une déclaration à la presse, il confirme que « plusieurs passerelles qui relient les quartiers ou communes sont aujourd’hui presque détruites, à cause des inondations récurrentes des ruisseaux et rivières sur lesquelles elles sont construites ».
Parmi les cas les plus préoccupants, on note les passerelles reliant le quartier Bigo à l’avenue du quartier MSF, celles entre les quartiers Hoho et Ndoromo, Kindia et Kazunga, ainsi que Lumumba et Lembabo, en direction du complexe Laracine. D’autres quartiers seraient également concernés.
Les conséquences sont multiples :« Les véhicules ne peuvent plus passer, les motos le font avec beaucoup de risques, et pour certains piétons, c’est quasiment impossible de traverser », déplore-t-il. Ce manque d’accessibilité compromet gravement les interventions d’urgence, notamment en matière de santé ou de sécurité.
« Lorsqu’il y a une urgence médicale, le temps d’acheminer une victime vers une structure sanitaire est considérablement allongé à cause des détours obligatoires », explique-t-il. Même constat pour les services de sécurité, confrontés à des retards d’intervention face aux alertes de criminalité, offrant ainsi aux délinquants le temps de fuir.
Face à cette situation, les services de la protection civile appellent à l’action : « Nous plaidons pour une intervention rapide des autorités à tous les niveaux communal, municipal et provincial pour la réhabilitation ou la reconstruction de ces passerelles », insiste le coordonnateur.
Un appel est également lancé aux partenaires techniques et financiers pour accompagner les efforts du gouvernement local. L’objectif est clair : « garantir un trafic sécurisé et mieux protéger les personnes et leurs biens dans la ville de Bunia », conclut Robert Ndjalonga.
Jonas Mukonkole



