Le mouvement Rien Sans Les Femmes (RSLF) a organisé, ce vendredi 10 octobre 2025 à Bunia, une séance de renforcement des capacités au profit de vingt femmes et filles issues de diverses organisations de la société civile. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du projet Tufaulu Pamoja, financé par l’Ambassade de Suède en RDC via l’organisation CAFOD.
L’objectif de cette formation était de faire connaître les textes légaux internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits des femmes et des filles, afin de renforcer leur compréhension et de favoriser leur accès aux postes de décision à tous les niveaux.
Intervenant en qualité de formatrice, Maître Joséphine Vay, avocate au barreau de l’Ituri, a souligné l’importance pour les femmes de connaître et de maîtriser les lois qui les protègent. « Dit-on, mon peuple périt par manque de connaissance », a-t-elle rappelé, insistant sur le fait que la méconnaissance des droits constitue un frein majeur à l’émancipation féminine.
Au cours de cette session, les participantes ont pris l’engagement de vulgariser ces textes juridiques au sein de leurs structures respectives et de mettre en place un réseau de femmes leaders œuvrant pour une gouvernance inclusive.
Parmi les recommandations formulées figurent la traduction et la vulgarisation des textes en langues locales, afin de toucher toutes les couches de la population, ainsi que le renforcement de la synergie entre femmes et filles dans les actions de plaidoyer.
Pour mémoire, le projet Tufaulu Pamoja vise à promouvoir une gouvernance participative, à renforcer la cohésion sociale et à accroître la participation citoyenne et inclusive des femmes et des filles dans les instances de prise de décision.
Cette initiative du mouvement RSLF s’inscrit dans la continuité des efforts déployés pour bâtir une société plus équitable et représentative, où la voix des femmes compte dans les décisions qui concernent la communauté.
Eugène Laro




