La visite officielle en Ituri a mis en lumière les avancées des travaux de modernisation de l’aéroport de Bunia, infrastructure stratégique dans une province placée sous état de siège. À son arrivée, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, s’est dit satisfait de la qualité du chantier, estimant que la piste d’atterrissage répond désormais aux standards internationaux.
Après un atterrissage qu’il a jugé fluide, le responsable parlementaire a salué l’évolution des travaux. Il a affirmé n’avoir perçu « aucune différence avec les pistes d’aéroports situés dans des pays développés », soulignant la qualité du revêtement et le professionnalisme des entreprises engagées. Selon lui, cette modernisation illustre le sérieux des acteurs impliqués et l’accompagnement des autorités provinciales.
L’ingénieur en charge du projet a confirmé que les normes internationales ont été respectées, confortant ainsi l’appréciation positive de la délégation officielle. La modernisation de l’aéroport vise à améliorer la connectivité de l’Ituri et à renforcer son attractivité économique, dans un contexte marqué par les efforts de stabilisation et de développement.
Pour Aimé Boji, cette infrastructure symbolise la résilience du pays. Malgré les défis sécuritaires liés à l’état de siège, il a rappelé que la République démocratique du Congo demeure capable de mener des projets structurants.
« Résister et en même temps protéger la population et entreprendre des projets de développement, c’est possible », a-t-il déclaré.
La modernisation de l’aéroport de Bunia s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des infrastructures en République démocratique du Congo. Elle devrait faciliter les échanges économiques et renforcer la mobilité dans une province où les enjeux sécuritaires ont longtemps freiné certaines initiatives.
La visite s’est conclue par l’inspection de l’aérogare et de la tour de contrôle, afin d’évaluer l’ensemble du dispositif aéroportuaire et les perspectives de développement de cette infrastructure stratégique pour l’Ituri.
Heri Budjo Joël




