La 39e Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouverte ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce sommet intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la persistance des crises dans la région des Grands Lacs, selon le compte X de la présidence congolaise consulté par visibilitemediapro.cd.
Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, succède à son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço à la tête de l’organisation continentale. Plaçant son mandat sous le signe de l’urgence de la paix, il a dénoncé l’aggravation des ingérences extérieures, notamment sous forme de guerres par procuration et de pillage des ressources naturelles, particulièrement dans la région des Grands Lacs.
Dans son allocution, le nouveau président en exercice de l’Union africaine a exhorté ses pairs à rester fidèles aux principes fondateurs de l’Acte constitutif de l’organisation : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, rejet du recours à la force pour modifier les frontières ou les équilibres politiques, et préservation de la dignité humaine.
En marge de l’ouverture du sommet, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Les discussions ont porté sur la consolidation des efforts de paix en RDC et sur la nécessité de passer des exhortations aux actes, afin d’assurer le respect strict du droit international par les parties impliquées.
Les deux responsables ont souligné l’importance d’une mise en œuvre rapide de l’architecture de cessez-le-feu élaborée dans le cadre du processus de Doha. Ils ont également insisté sur le rôle crucial d’un appui technique et crédible de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité.
Ce 39e sommet apparaît ainsi comme un rendez-vous décisif pour l’avenir sécuritaire du continent, alors que les attentes demeurent fortes quant à des engagements concrets en faveur d’une paix durable en République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région.
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