Dans le groupement de Bakaheku, au cœur de la chefferie de Babila Babombi (territoire de Mambasa, province de l’Ituri), l’autorité de l’État est totalement absente. Ce vide sécuritaire profite pleinement aux miliciens qui y imposent leur propre régime, transformant la vie quotidienne des habitants en un calvaire.
Selon plusieurs structures citoyennes locales, les abus se multiplient : arrestations arbitraires, vols à main armée et diverses exactions qui compromettent gravement la sécurité des civils.
La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) a récemment alerté sur un nouvel incident survenu dans la nuit de jeudi à vendredi au village Ntamba, où huit jeunes ont été arrêtés sans motif légal par des miliciens de l’UPLC en provenance du village Ekatu, situé au nord-ouest de Biakato.
Ces personnes sont actuellement détenues dans un cachot géré par les miliciens, faute de moyens pour payer leur libération. D’après Rams Malikidogo, secrétaire de la CRDH, leur remise en liberté est conditionnée par le versement d’importantes sommes d’argent.
Face à cette pratique assimilée à une forme de rançonnement, la CRDH appelle instamment les autorités compétentes à intervenir pour mettre fin à ces abus et restaurer l’ordre dans la région.
Denis Munguriek



