Une flambée des prix des sacs de cossettes de manioc est observée ces derniers jours dans la chefferie de Walendu Bindi, territoire d’Irumu. Le sac, qui se vendait à 120.000 francs congolais (Fc), se négocie désormais à 200.000 Fc à l’origine. À Bunia, il atteint entre 250.000 et 300.000 Fc, selon les témoignages des vendeuses.
Cette hausse est attribuée aux pluies fréquentes dans la région, à une demande accrue du produit et à la surtaxation.
« Nous achetons actuellement un sac à 200.000 Fc. Pour l’acheminer jusqu’à Bunia, il faut payer plusieurs taxes celles de la chefferie, des services… tout cela à un prix élevé. Les pluies rendent le transport difficile, et l’insécurité à Djugu a déplacé les vendeurs de cossettes vers Walendu Bindi », confie une commerçante.
Malgré le prix inchangé d’un bassin plastique à 10.000 Fc, la quantité vendue est désormais réduite, ce qui affecte les habitudes sur le marché.
Des vendeuses dénoncent l’impact négatif de cette situation sur leur revenu quotidien.
« Quand le sac coûtait 120.000 Fc, je le vendais entièrement en une journée. Aujourd’hui, il faut deux à trois jours pour le vider. C’est une souffrance », témoigne une mère de famille.
Face à cette réalité, elle en appelle aux autorités : revoir le système de taxation, supprimer les frais injustifiés et surtout rétablir la paix à Djugu. Cela permettrait de diversifier les lieux de provenance de ce produit vital.
Jérémie kaseke



