Permettre aux jeunes filles enceintes de poursuivre leur scolarité constitue un signe de progrès social, affirme l’Ambassadeur Thierry Monsenepwo . Selon lui, il s’agit d’un acte de responsabilité collective et non d’une atteinte aux valeurs morales.
« Ce n’est pas une atteinte aux bonnes mœurs, mais un acte de maturité sociale », insiste-t-il, en réponse aux critiques qui assimilent cette démarche à une banalisation de comportements jugés déviants.
Pour ce cadre du parti politique Convention des Congolais Unis (CCU) de Lambert Mende et Président du Conseil d’Administration de Cobil, la présence d’une élève enceinte dans une salle d’examen ne devrait pas être interprétée comme une « promotion de la débauche ». Il dénonce une vision « rigide et répressive » du moralisme, qui stigmatise au lieu d’accompagner.
« En réalité, permettre à ces filles de continuer leur scolarité, c’est montrer à la jeunesse que même une erreur ou une difficulté ne doit pas condamner toute une vie », souligne-t-il. Cette approche vise à offrir une seconde chance et à favoriser la résilience plutôt que l’exclusion.
Monsenepwo appelle à une lecture plus humaine et lucide des réalités sociales, estimant que la société ne peut évoluer en occultant ses défis, mais en les affrontant avec courage et empathie.
« La société ne grandit pas en cachant ses problèmes sous le tapis, mais en les affrontant avec lucidité et compassion », conclut-il, plaidant pour une éducation inclusive et bienveillante.
Jonas Mukonkole




