L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), à la suite du vote informel organisé le 16 octobre 2026 au Conseil de sécurité. Cette décision vise, selon lui, à favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026.
Dans une déclaration rendue publique, Macky Sall a indiqué avoir pris cette décision après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye et son successeur à la tête du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye.
« J’ai décidé de retirer ma candidature audit poste », a-t-il déclaré, évoquant un « profond sens des responsabilités ». L’ancien chef de l’État sénégalais affirme vouloir contribuer à la recherche d’un consensus au sein du Conseil de sécurité sur le choix du prochain secrétaire général de l’ONU.
Un vote défavorable à sa candidature
Ce retrait intervient après le vote informel du 16 octobre, à l’issue duquel Macky Sall aurait recueilli cinq avis favorables contre dix défavorables, selon les résultats rapportés. Ces chiffres constituaient un signal défavorable pour la poursuite de sa candidature.
Dans sa déclaration, l’ancien président sénégalais souligne également que les différents votes organisés depuis le début du processus traduisaient une préférence pour une candidature provenant de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il évoque aussi la possibilité que cette candidature soit portée par une femme.
Rebeca Grynspan en tête, mais la course reste ouverte
Jusqu’à présent, la Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l’agence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), figurait parmi les candidates les mieux placées dans la course à la succession d’António Guterres.
Derrière elle figurait notamment le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les autres candidats en lice étaient l’Ougandais Olara Otunnu ainsi que les Équatoriennes María Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki.
Toutefois, lors du vote informel du vendredi 16 octobre, aucun des sept candidats en lice n’a échappé à un avis défavorable de l’une des cinq puissances disposant d’un droit de veto au Conseil de sécurité : les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni.
Cette situation ouvre la voie à d’éventuelles nouvelles candidatures. En effet, le processus de sélection reste ouvert et de nouvelles personnalités peuvent encore se déclarer candidates.
La succession d’António Guterres en jeu
Le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, doit prendre fin le 31 décembre 2026. Son successeur est attendu à la tête de l’organisation à partir du 1er janvier 2027.
Le retrait de Macky Sall marque ainsi un nouveau tournant dans la course à la direction des Nations unies. Les consultations diplomatiques devront se poursuivre afin de dégager une personnalité capable de recueillir un soutien suffisant au Conseil de sécurité, avant sa nomination par l’Assemblée générale de l’ONU.
La Rédaction




