Après plusieurs années passées à Kampala, en Ouganda, où il était engagé au sein de la Convention pour la Révolution populaire (CRP), Augustin Kuratabo, alias « Aksante Sana », est finalement rentré en République démocratique du Congo ce jeudi 10 septembre, via Tchomia, dans le territoire de Djugu.
L’ancien membre de ce mouvement armé dirigé par Thomas Lubanga affirme avoir renoncé à son engagement au sein de la CRP et demande pardon à la République démocratique du Congo.
Selon des informations rapportées après son interpellation à Buguma, en Ouganda, par des militaires de l’UPDF, Kuratabo Augustin se dirigeait vers Bunia lorsqu’il a été arrêté pour des causes non encore connues. Il a ensuite poursuivi son trajet vers la RDC et a été signalé à Tchomia, sur les rives du lac Albert.
Son arrivée dans cette localité a été documentée par des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux. Il a été accueilli par des services de sécurité congolais ainsi que par des représentants de la coordination du Fonds national de promotion et de service social (FNPSS).
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Augustin Kuratabo demande pardon à la République et affirme avoir décidé de quitter la CRP pour se remettre à la disposition des autorités congolaises. Les conditions précises de son désengagement ainsi que les suites qui lui seront réservées restent toutefois à préciser par les autorités compétentes.
Après son passage à Tchomia, Kuratabo a poursuivi son déplacement en direction de Bunia.
Son retour intervient dans un contexte où les autorités congolaises et différents acteurs engagés dans les processus de paix encouragent les membres des groupes armés à renoncer à la lutte armée et à privilégier les voies pacifiques.
En Ituri, province confrontée depuis plusieurs années aux violences de groupes armés, tout acte de désengagement est particulièrement suivi.
Augustin Kuratabo vient ainsi s’ajouter à la liste de plusieurs membres de la CRP ayant quitté ce mouvement, accusé par les autorités de plusieurs exactions et d’affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), notamment dans le centre de négoce de Bule, dans le territoire de Djugu.
Son retour pourrait ainsi s’inscrire dans la dynamique de sortie des groupes armés et de recherche d’une solution pacifique à la crise sécuritaire qui affecte l’Ituri.
La Rédaction




