Les pêcheurs du lac Albert, dans le territoire de Mahagi (Ituri), affirment constater une amélioration de leurs conditions de travail, marquée par la réduction des tracasseries qui perturbaient leurs activités. Le constat est dressé par Désiré Dong’ijo Kuba, acteur sociopolitique de la chefferie des Mokambo, après une tournée dans plusieurs camps de pêche.
Selon lui, cette évolution fait suite aux directives des autorités provinciales, relayées sur le terrain par le colonel Daniel Ekofo, commandant de la Force navale, lors de son passage à Mahagi-Port il y a une semaine.
« J’approche votre micro avec un cœur de joie », a déclaré Désiré Dong’ijo Kuba, saluant l’engagement du gouverneur militaire de l’Ituri, Gaby Kasongo Mulumba, en faveur des pêcheurs.
Avant cette amélioration, les pêcheurs dénonçaient des paiements forcés pouvant dépasser 50 dollars américains, la saisie de matériels de pêche et des sommes exigées pour récupérer leurs équipements. Après sa descente jusqu’à Gobu, Désiré Dong’ijo Kuba affirme avoir constaté une nette accalmie.
« Les pêcheurs vivent maintenant en paix », rapporte-t-il, citant les témoignages recueillis.
Pour l’acteur sociopolitique, cette évolution pourrait renforcer la confiance entre les communautés riveraines et la Force navale. Il appelle toutefois les militaires à maintenir la discipline et à respecter les instructions de leur commandement. Il encourage le colonel Ekofo à poursuivre les descentes sur le terrain pour éviter le retour des anciennes pratiques.
Dong’ijo Kuba invite parallèlement les pêcheurs à respecter les règles de pêche, notamment l’usage des mailles autorisées, afin de protéger les ressources halieutiques.
« À la population de continuer à pratiquer la pêche à maille autorisée pour ne pas abîmer le lac », insiste-t-il.
Il exhorte les services de surveillance à lutter contre l’utilisation des filets interdits, susceptibles de menacer la reproduction des poissons et l’équilibre de l’écosystème.
Pour lui, l’amélioration des conditions de travail doit aller de pair avec une meilleure protection du lac Albert. Pêcheurs, autorités et forces de sécurité doivent chacun jouer leur rôle pour garantir la durabilité de cette activité vitale pour les communautés riveraines.
Jean Maurice Udaga




