L’artiste chanteur Petit Fally, connu pour ses reprises des succès de Fally Ipupa, a été interpellé dans la nuit du 13 au 14 août par la police à Kinshasa. L’affaire porte sur un présumé trafic d’influence et l’usage d’un document administratif.
Lors d’un contrôle routier, le jeune artiste a présenté un laisser-passer délivré au nom de l’Auditorat supérieur militaire. Il a affirmé que ce document était authentique et qu’il lui avait été remis pour circuler avec son nouveau véhicule encore dépourvu de plaques d’immatriculation.
Ses explications n’ayant pas convaincu les agents, Petit Fally a été conduit au poste de police pour audition. Les enquêteurs cherchent désormais à vérifier la conformité du document auprès de la justice militaire, afin de déterminer s’il s’agit d’un titre authentique obtenu de manière irrégulière ou d’un faux.
Cette interpellation suscite de vifs débats dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux, où l’on s’interroge sur les conditions dans lesquelles un artiste civil peut bénéficier de dérogations de circulation émanant d’une administration militaire.
Emmanuel Jedidja




